QUI SOMMES-NOUS?

Notre Centre de Recherches en Psychanalyse accueille les étudiants dans les équipes doctorales. Notre objectif est d’assurer une formation clinique et méthodologique dans le domaine des recherches en psychanalyse, science comportementale et addiction. 

STRUCTURE ET ORGANISATION
L’Ecole doctorale regroupe actuellement 36 directeurs de recherche : 18 professeurs et 18 enseignants-chercheurs. Elle se compose de 3 équipes d’accueil habilitées (incluant 6 équipes de recherches internes). Le diplôme terminal obtenu porte le titre suivant « Recherches en Psychanalyse et en psychopathologie ».

295 étudiants sont inscrits en Doctorat, dont environ un tiers d’étrangers (31 nationalités) :

- Amérique(s) : Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Mexique, Etats-Unis.
- Afrique et Maghreb : Algérie, Bénin, Cameroun, Congo, Maroc, Rwanda, Tunisie.
- Europe : Allemagne, Croatie, Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Suisse, Tchèquie.
- Moyen-Orient et Asie : Israël, Liban, Iran, Chine, Corée du Sud, Japon, Taïwan, Viet Nam.

La répartition des équipes et des DEA répond à trois axes thématiques :





POLITIQUE SCIENTIFIQUE

Le Centre de Recherches en psychanalyse est une création originale, unique en France, et qui a vocation à constituer un lieu de formation pluridisciplinaire et d’échanges scientifiques en référence à la psychanalyse.

Nous assurons à l’étudiant, tout au long de ses études doctorales, dans le champ défini par son choix initial en première année (DEA) et précisé lors de l’inscription en thèse avec son directeur de recherches, un encadrement qui lui permet de faire aboutir son travail dans les meilleures conditions.

La psychanalyse y est entendue à la fois comme une théorie des processus psychiques, une clinique spécifique des symptômes psychopathologiques, une théorie de la cure et une méthode applicable aux divers champs des Sciences de l’homme et des faits de culture. De nombreuses thèses, travaux, colloques et missions ont confirmé la nécessité de la présence à l’Université de la psychanalyse et des psychanalystes, et donné à cette dimension universitaire de la recherche en psychanalyse une notoriété nationale et internationale.

La fonction de ce centre est d’encadrer et de promouvoir des recherches dans le domaine de la psychanalyse, en revanche elle ne décerne aucun titre permettant l’exercice professionnel de la psychanalyse.

Cette formation doctorale s’est toujours fondée sur les Sciences de l’homme et sur les Sciences de la vie. Maintenir la spécificité de sa démarche, en la confrontant dans des interactions transdisciplinaires constitue en effet une voie privilégiée pour la recherche en psychanalyse, particulièrement à l’Université.

Le Centre entend soutenir et approfondir à la fois la spécificité de la recherche en psychanalyse et en psychopathologie, et ses interactions transdisciplinaires. Ces deux démarches sont complémentaires car c’est la confrontation de la méthode psychanalytique avec les problématiques spécifiques issues de divers champs de la science et de la culture, qui contraint cette méthode à se reconnaître dans ses limites et à s’approfondir. Il ne s’agit pas d’une simple application de la psychanalyse, mais d’une approche nouvelle qui prend en compte la découverte de l’inconscient vis-à-vis des sciences auxquelles elle se confronte, qu’elles concernent l’homme, la société ou le vivant.

Concernant les liens avec les Sciences de l’homme et de la société et le domaine de la culture, ils sont inhérents à la psychanalyse elle-même comme méthode d’investigation qui ne se limite pas à la psychopathologie, mais concerne l’humain dans ses différentes productions. La psychanalyse a vocation à mener un approfondissement de ses propres questions par des confrontations avec ses champs connexes dans les disciplines des Sciences humaines et sociales.

Dans une perspective à la fois épistémologique et historique, on peut ainsi confronter les discours que tiennent les diverses disciplines sur leurs objets et leurs méthodes afin de mettre en lumière les interactions entre la psychanalyse et les Sciences de l’homme. On travaille ainsi aussi bien l’emprunt des modèles, la pénétration réciproque des concepts que la spécificité des champs du savoir, leur imperméabilité éventuelle et donc les limites de ces interactions. La dimension historique d’une telle réflexion est toujours présente, interrogeant ces disciplines à partir de leurs lieux de naissance et des conditions socioculturelles de l’exercice de leurs pratiques. Les champs concernés sont tout aussi bien la Sociologie, le Droit, la Littérature, la Philosophie, la Linguistique ou l’Ethnologie.

Concernant les liens avec les Sciences du vivant, rappelons que pour Freud la psychanalyse n’a jamais développé une conception purement psychologique des troubles psychiques, mais en a toujours recherché la cause dans l’influence sur la vie psychique de facteurs organiques.

À l’heure actuelle, le rapprochement opéré entre Sciences de la vie et Sciences humaines constitue une issue à la traditionnelle dichotomie « sciences exactes/sciences humaines ». Cette perspective permet d’inclure une multiplicité de travaux qui intéressent au premier plan la psychopathologie, que l’on traite des processus mentaux (le jugement, la prise de décision, l’énonciation, la mémoire), des processus somatiques, des productions de l’Inconscient (le rêve, les hallucinations, les symptômes) et de la modulation de la pensée par les affects.

Le Centre de  Recherches en Psychanalyse s’étaye sur les disciplines qui y sont représentées : elle a vocation à transmettre aux étudiants une approche réflexive et critique des modèles théoriques existants.